dimanche 4 décembre 2011

Violences urbaines : la France et l'UE collaborent



La première conférence du Collège Européen de Police (CEPOL) sur les violences urbaines s’est déroulée à l’Ecole Nationale Supérieure de la Police et a rassemblé 25 participants venus de 13 Etats membres et de pays associés ont participé, dont trois commissaires de police français.
Trois directions centrales de la police nationale ont participé à l’organisation de cette formation-pilote du CEPOL avec l’Ecole Nationale Supérieure de la Police : la Direction Centrale de la Sécurité Publique (DCSP), la Direction Centrale des Compagnies Républicaines de Sécurité (DCCRS) et la Sous-direction de la Formation et du Développement des Compétences de la direction des ressources et des compétences de la police nationale (DRCPN).

Cette activité a bénéficié du soutien de l'Institut portugais supérieur pour la science et de la Police de sécurité intérieure (ISSPSI), l'Institut des Sciences policières et de Sécurité Intérieure du Portugal (ISSPSI) et la Garda Siochana d’Irlande.

Un panel d’experts allemands, anglais, français, hollandais et portugais ont proposé leurs approches et leurs expériences au cours de sessions plénières ou durant les travaux des groupes, sur les thématiques suivantes :
  • La détection précoce et l’analyse des signaux précurseurs pour une approche policière proactive,
  • La gestion de crise, prenant en compte les personnels, l’ordre public, le judiciaire, les médias,
  • l’identification de nouvelles pistes de coopération au niveau européen.

(synthèse des communiqués)


L'avis de securiteinterieure.fr :

la France, et plus précisément la Police nationale, en particulier la Direction Centrale de la Sécurité Publique (DCSP) et la Direction Centrale des Compagnies Républicaines de Sécurité (DCCRS), a développé une expertise dans le domaine des violences urbaines (particulièrement depuis les émeutes de 2005 et de 2010 à Grenoble). A l'heure où il est question de la réforme du code de procédure pénale pour les mineurs en France, je profite de cette occasion pour mettre quelques infos sur l'activité du Réseau européen pour la prévention de la criminalité (à ne pas confondre avec le Collège européen de police). Voici en particulier :

Un point plus juridique : qu'il s'agisse de la question des violences urbaines que de la prévention de la criminalité juvénile, l'UE possède des compétences très limitées. En gros : le principe de subsidiarité (art. 5.3 du traité sur l'Union européenne) restreint l'intervention de l'UE, que ce soit sur le plan législatif ou opérationnel. La base juridique permettant à l'Union d'agir en matière de la prévention de la criminalité est également réduite. L'art. 84 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne interdit explicitement l'harmonisation des législations nationales dans ce domaine

Pourquoi un investissement si modéré de la part de l'UE sur un thème d'importance majeure en matière de sécurité intérieure? Un coin du voile vient d'être levé. Cependant, des explications plus substantielles méritent d'être données. securiteinterieure.fr ne manquera pas de revenir sur ce sujet.



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