vendredi 8 avril 2016

Face au risque terroriste, l’Europe tente d’avancer sur la sécurité


Alors qu’il est de bon ton d’accuser l’Europe des défaillances en matière de sécurité après chaque attentat, Pierre Berthelet y voit une stratégie des Etats pour se dédouaner et assure au contraire que, sur certaines questions, l’Europe de la sécurité “avance bien”.

lelanceur.fr : Pourquoi dîtes-vous que “Paris pousse pour une Europe de la sécurité ‘à la française'” ?

Pierre Berthelet : C’est le constat d’un paradoxe. Depuis que François Mitterrand a quitté les affaires, nous n’avons pas d’Européens convaincus au pouvoir. Or, je note que la France, victime d’attentats en 2015, pousse des 4 fers pour des solutions européennes. Mais il ne faut pas rêver, je ne pense pas que nos dirigeants se soient réveillés un matin avec le fibre europhile. Pour regagner de la légitimité et un prestige en berne, François Hollande et Manuel Valls surfent sur le mode de l’Etat protecteur face au terrorisme : “Dormez sur vos deux oreilles bonnes gens, nous veillons”. Alors qu’ils se montrent toujours enclins à enjoindre l’Europe de prendre de nouvelles mesures, de même qu’à fustiger les retards de la machine européenne. Cette attitude ne marque pas une europhilie débridée, bien au contraire. Derrière le vernis de “Il faut davantage d’Europe”, il y a une réalité eurosceptique. C’est une manière de dire que ce que l’Europe fait de bien, c’est grâce à eux. En revanche, ses échecs sont uniquement de son seul et unique fait.

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