mercredi 8 février 2012

Mur grec anti-immigrants : la France soutient le projet tandis que la Commission refuse de payer




La Grèce a commencé la construction d'un mur sur une partie de sa frontière nord. Tandis que la France soutient la création du mur, la Commission refuse d'apporter son soutien financier à un tel projet estimé à plus de 5 millions d'euros.
securiteintérieure.fr vous présente un panorama de la question en vous exposant les faits et en vous fournissant de nombreuses sources pour vous faire une idée claire sur cette problématique directement en lien avec la crise de l'espace Schengen (voir le dossier spécial  consacré à ce sujet).

La Commission européenne a annoncé avoir refusé à la Grèce de co-financer la construction d'une clôture à sa frontière avec la Turquie pour barrer la route aux migrants irréguliers et a mis en garde Athènes contre toute violation des droits de l'Homme.
La Grèce doit recevoir 90 millions d'euros de l'UE en 2012 pour l'aider à faire face aux problèmes posés par l'afflux de demandeurs d'asile et de migrants, mais ces financements ne pourront pas être utilisé pour construire la clôture à la frontière avec la Turquie, d’après la Commissaire aux affaires intérieures Margot Malmström.
La Grèce a commencé la construction d'une clôture censée barrer la route aux migrants irréguliers sur une portion de sa frontière terrestre avec la Turquie, devenu l'une des principales portes d'entrée clandestine en Europe, d’après la Commission européenne.
Réclamée en particulier par la France, en dépit des réticences de la Commission européenne qui l'estime inefficace, la barrière barbelée doit courir sur quelque 10,3 kilomètres, dans la portion de la frontière où le fleuve Evros, qui constitue ailleurs un obstacle naturel, entre en territoire turc.

Selon Frontex, en janvier, plus de 2 800 migrants ont été détectés à la frontière terrestre gréco-turque dans la région d'Evros. Il s'agit d'une diminution significative en comparaison avec les mois d'été, les détections s’élevant à plus de 6 000 migrants.
Néanmoins, toujours d’après Frontex, la frontière dans la région d'Evros reste le principal point d'entrée dans l'UE pour les migrants en provenance d'Asie. En janvier, le principal groupe de migrants qui ont traversé en Grèce est originaire d'Afghanistan, suivie par les ressortissants du Pakistan et du Bangladesh. Les migrants originaires d'Afrique du Nord sont le deuxième groupe, les Algériens et les Marocains étant les plus nombreux (voir billet de securiteinterieure.fr à ce sujet).
Enfin, l’agence indique que tout au long de 2011, la pression migratoire à la frontière gréco-turque est restée élevée avec plus de 55 000 détections par la fin de l'année. Cela représente une augmentation d'environ 17% par rapport à 2010. L’opération Poséidon Terre a commencé en mars 2011 comme continuation de la mise en place d'équipes d'intervention rapide aux frontières (novembre 2010-février 2011) et se poursuivra pendant 2012. Les objectifs de l'opération visent à accroître le niveau de surveillance des frontières.

Le deuxième paragraphe est repris des communiqués de l’AFP / Le dernier paragraphe est tiré d’un communiqué de Frontex

(En illustration : le mur anti-immigrants entre les Etats-Unis et le Mexique)


(le fleuve Evros)





(source)

Et pour aller encore plus loin :


Et surtout le Dossier spécial Schengen de securiteinterieure.fr :

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