lundi 1 octobre 2012

Union européenne : réflexions sur la sécurité intérieure



La littérature abonde de monstres et d’êtres maléfiques. Bon nombre de générations ont frémi en écoutant des histoires de personnages se nourrissant d’enfants. Les récits sur les êtres dévoreurs de chair humaine remontent au moins à l’Antiquité grecque. La Théogonie d’Hésiode du VIIIe siècle avant J.-C. mentionnait déjà que le dieu Cronos mangea ses enfants. Mais les enfants mangent-ils leurs géniteurs ? C’est l’impression que l’on peut avoir à écouter bon nombre de discours sur l’Europe. L’Union européenne serait un être vorace avalant goulûment les compétences des États dont elle procède et ce, dans le cadre d’un processus d’intégration devenu fou. Il en serait ainsi de la sécurité. L’Union européenne serait un ogre dévorant la sécurité nationale (utilisée dans cet article dans un sens littéral : elle correspond à la sécurité des États-nations). Voit-on une sécurité nationale s’effacer progressivement au profit de la sécurité européenne ?
Le processus d’intégration conduit-il à une absorption de la sécurité nationale par Le doux monstre de Bruxelles ou l’Europe sous tutelle dont parle Hans Magnus Enzensberger (Gallimard, 2011 ; 80 pages) ?

Plan :


1. La stratégie de 2010 : l’ADN de la sécurité intérieure européenne

2. Décèlement précoce, anticipation des risques et subsidiarité


3. Les États, maîtres de la sécurité intérieure européenne

4. L’opérationnalité ou la maîtrise par les États d’une sécurité européenne

5. L’Europe concrète de la sécurité



conclusion :

Au final, l’Europe n’est pas un ogre pour la sécurité nationale. Il est vrai qu’elle amène les États à reformuler leur propre sécurité en prenant en compte celle des autres. Il en ressort que la sécurité nationale demeure, même si elle est étroitement imbriquée à une sécurité de nature européenne. À l’heure où les menaces sont décrites par une abondante littérature comme étant de nature transnationale, les réponses débordent l’échelon national. Cependant, il importe de rappeler que la réponse européenne apportée est davantage de nature commune que communautaire. Dès lors, la déliquescence de l’État dans un ensemble supranational et la disparition d’une sécurité nationale avalée par l’ogre européen paraissent relever davantage du mythe que de la réalité.

ENSEMBLE DE L'ARTICLE DISPONIBLE SUR LE SITE DE LA REVUE DE LA DEFENSE NATIONALE

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Pour citer l'article :
Pierre Berthelet, "Union européenne : réflexions sur la sécurité intérieure", Revue de la Défense nationale, Tribune n° 261, 27 septembre 2012, p. 1-5.


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